Asile dans les plaines (herbeuses) de Diane Glancy (Cherokee) – extrait de Cartographie Cherokee, éditions de l’attente, 2011





Médecine du Bison je veux parler bison. C’était un jour pour honorer. Le
troupeau marchait dans les grandes plaines. Cette façon qu’avait la horde de marcher. Des petites bandes d’Indiens suivaient. La façon dont ils dépendaient de nous.  Commentnous habillions leurs corps. Remplissions leurs estomacs. Fournissions les peaux pour leurs tipis. Nous leur parlions souvent. Grognions un langage qu’ils comprenaient. Rien que nous ne leur ayons pas donné. Mais à présent on nous prend nos prairies. Nos fauteuils de jardin et nos terrains. Débandade vers l’autre monde. Le feu du conseil nous appelle au paradis . Le Grand Esprit parle par le canon des fusils des soldats. Ils tirent depuis les trains qui passent. Certainement  L’Amérique était faite pour nous. Souvenez-vous comment nous nous délections.  Décidions de la manière de fondre sur la prairie, le vent à nos oreilles. L’esprit pur dans nos larges têtes. Noble le Grand Esprit quand il parlait. Yo. Nous étions siens. Nous meuglions ses prières. Son vouloir ronflé et vagabondé. Nos veaux grandissaient au sein de notre force. Nous étions rois. Nous acceptions la mort. Nous nous sacrifiions pour les Indiens. On nous appelle Grand-mère bison. Señorbuffalo. Mon duc
bufffalo. Herr burgermeister büffel. Bison le sauveur. L’universel bison.
Certainement le Grand Esprit fut fait à notre image. Touchez-nous et vous verrez la face de Dieu. Nos têtes furent des anges tombés dans les prairies. Touchez-nous et vous entendrez le grognement de Dieu. Certainement les anges chantent notre chant de la rumination. Ho ii yo. Les nuages grondent au dessus de nous. Les courants  suivent. La terre entière chante pour nous les errants. L’autoroute se rappelle nos migrations.. Mettez vos pieds sur quatre petites roues. Roulez-nous sur la prairie valonnée. La créosote dans les fossés, noire comme nos muffles. L’herbe parfois aussi haute que nos bosses.

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